J’ai toujours voulu apprendre des langues, et c’est pourquoi j’ai choisi d’étudier à l’Université linguistique de Moscou. Là, j’ai étudié l’anglais et le suédois. Puis, j’ai travaillé comme traducteur de ces langues.
J’ai essayé d’apprendre aussi le français: pendant les étés de 1989 et de 1996, j’ai pris des cours de français à Moscou, mais c’étaient des cours pour des débutants et je n’avais pas la persévérance pour continuer mon apprentissage. J’ai manqué de motivation.
Cependant, quand j’ai décidé d’immigrer au Canada (en 1998), j’avais le besoin réel d’apprendre cette langue. Je ne savais pas encore que j’allais vivre au Québec, mais l’ambassade du Canada donnait des points additionnels pour la connaissance du français.
J’ai étudié la langue de Molière en Suède, où j’ai travaillé de 1999 à 2000 en attendant l’appel de l’ambassade canadienne pour l’entrevue. Dans la bibliothèque locale, j’ai trouvé un cours de français pour les suédois avec des cassettes audio (par Linguaphone Institute). Il m’a aidé beaucoup.
De retour à Moscou, j’ai lu des livres (adaptés) et regardé des films français. Pour cela, j’ai fréquenté la Centre culturel français, le seul endroit à Moscou où on peut emprunter des livres et des cassettes en français.
En plus, pour pratiquer la langue orale, j’ai échangé des leçons de langues (anglais et français) avec une traductrice russe dont la langue principale était le français. Puis, j’ai fait un échange linguistique avec une étudiante québécoise à Moscou qui voulaient pratiquer son russe. La fille, qui s’appèle Amélie, m’a recommandé de choisir la ville de Québec pour y vivre. Je la rencontre ici de temps à temps.
J’ai passé mon entrevue à l’ambassade avec succès, et un an plus tard, en février 2003, je suis venu à Québec. Mon français était assez bon pour me débrouiller dans la vie quotidienne, mais pas suffisant pour trouver un travail. Pendant quatre mois j’ai suivi un cours de francisation à l’Université Laval, puis j’ai commencé un autre cours au Centre du Phénix. J’espère qu’après ce cours je pourrai trouver un travail qui me plaît, ou peut-être que j’irai apprendre une nouvelle profession à l’Université Laval.
Maintenant, pour moi, le français est aussi une langue intime, que je parle avec ma "blonde" québécoise, Sara; mais nous parlons aussi le russe que je lui enseigne.
Je pense que le français est une très belle langue, mais difficile à apprendre à cause de ces conjugaisons irrégulières et beaucoup d’exceptions. C’est très important pour moi de la maîtriser, car sans le français on ne peut vivre pleinement au Québec.
Iouri Belov
Pour Hélène Martel, enseignante en français, Centre du Phénix (Ville de Québec), 2
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